|
| Heures d'ouverture | | | | Le bureau de la paroisse à la maison paroissiale est ouvert du lundi au vendredi de 13 h à 16 h 30. | | |
|
| | Maison paroissiale | | | " En marge des rénovations qui ont eu lieu dans la cuisine de la Maison paroissiale, les murs anciens ont été mis à découvert. Nous avons cru bon qu'un témoin de l'époque nous raconte ses souvenirs du temps du curé René Chéné, ayant séjourné elle-même dans ce magnifique presbytère - château. Soeur Marie-Andrée a acquiescé à notre demande et elle a rapidement produit ce récit descriptif d'une cuisine d'antan. " JE M’EN SOUVIENS... Ouvrir un coffre de souvenirs, c’est du même coup entrebâiller la porte sur une tranche de vie. Entrons donc dans la cuisine de la Maison paroissiale pour y découvrir toute la chaleur humaine qui s’y est vécue et qui s’en dégage encore aujourd’hui. Chaque jeudi matin, après la messe de la Croisade eucharistique, grand-mère accueillait mes deux soeurs et moi pour le déjeuner; c’était un genre de récompense pour nous être levées tôt. Grand-père; Tonton René y étaient *.En entrant dans la pièce, on se trouvait devant l’immense poêle de fonte, chauffé au bois; ses deux ponts facilitaient la préparation de plus d’un mets à la fois.Du côté est, deux larges fenêtres encadraient le comptoir à desserts.Un grand lavabo faisait dos à l’office, cette pièce où l’on disposait tout ce qu’il fallait pour le service de la table et où on mettait la touche finale dans la présentation des plats. On y trouvait également un portillon destiné à passer les mets dans la grande salle à manger.Du côté ouest, un escalier conduisait au logis de la ménagère °. Elle seule y avait accès.Enfin, la table... elle se dressait fièrement au centre de la pièce, sur le carrelage de tuiles rouges. Nous y avons dégusté, entre autres, des rôties au miel. À l’été, cette même table a vu la préparation de conserves, fruit du jardinage de grand-père. Elle a vu la préparation du beurre, dont la forme circulaire présentait, en relief, une fleur toute simple, aux pétales unis. Elle a vu la sorbetière nous offrir une crème savoureuse pour napper fraises et bleuets.Cette table comblait nos appétits de jeunes, certes, mais s’avérait surtout le témoin de nos échanges spontanés, de fou-rires et de tant d’amour.Ouvrir un coffre de souvenirs, c’est encore se permettre de laisser la porte entrouverte sur une enfance heureuse, choyée et combien reconnaissante pour ces moments de bonheur tranquille.Sr Marie-Andrée Lafleur, fdls* Grand-mère: Mme Marie Poyet; mes deux soeurs Marguerite et Thérèse; Grand-père: M. Joseph Poyet; Tonton René: le curé René Chéné.° La ménagère : Mme Aurore Gratton.Le 28 février 2007 | | |
|
|
| |